Introduction
À partir de septembre 2026, l’inspection du travail lance une nouvelle campagne nationale de contrôle consacrée à la sécurité des équipements de travail mobiles et de levage. Portée par les DREETS dans le cadre du plan d’action du Système d’Inspection du Travail 2026-2029, cette campagne vise à prévenir les accidents graves liés aux heurts entre engins et piétons sur les lieux de travail.
Pour les entreprises utilisant ce type de matériel, comprendre les attentes des contrôleurs et anticiper la mise en conformité de leurs équipements constitue désormais une priorité.
Quels équipements sont concernés ?
La campagne cible cinq familles d’équipements : les pelles et mini-pelles, les chargeuses et mini-chargeuses, les compacteurs, les chariots de levage à conducteur porté et les tracteurs équipés d’un chargeur frontal.
Elle concerne tous les secteurs d’activité, notamment l’agriculture, la foresterie, les mines et carrières, ainsi que les chantiers de travaux publics.
Un calendrier en deux phases
La campagne se déroule en deux temps.
Une première phase d’information et de sensibilisation s’est déroulée de juin à août 2026. Elle est suivie d’une phase active de contrôles sur le terrain, de septembre à novembre 2026, elle-même prolongée par des contre-visites et d’éventuelles suites administratives jusqu’en janvier 2027.
Les quatre points contrôlés par les inspecteurs
Lors de leurs interventions, les inspecteurs et contrôleurs du travail portent notamment leur attention sur quatre points essentiels.
Premièrement, l’évaluation des risques : l’employeur doit avoir identifié et évalué, dans son document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), les risques liés à l’utilisation des engins mobiles.
Deuxièmement, l’organisation de la circulation entre les engins et les piétons, un point essentiel pour prévenir les accidents de heurt qui motivent cette campagne.
Troisièmement, les vérifications générales périodiques (VGP), qui doivent être réalisées par une personne ou un organisme compétent et faire l’objet d’une traçabilité dans les documents de sécurité de l’entreprise.
Quatrièmement, la formation des conducteurs et la délivrance, par l’employeur, des autorisations de conduite. À ce sujet, une évolution réglementaire est entrée en vigueur est entré en vigueur le 1er octobre 2025 : l’autorisation de conduite ne repose plus sur un avis d’aptitude médicale délivré par le médecin du travail, mais sur une attestation d’absence de contre-indications médicales, dont la durée de validité est fixée à cinq ans.
L’inspection du travail vérifie également l’implication du CSE dans la démarche de prévention, notamment au regard du respect de ses prérogatives en matière d’information et de consultation.
Un ciblage renforcé vers les publics particulièrement exposés
Cette campagne accorde une attention particulière aux travailleurs intérimaires et aux jeunes travailleurs, plus exposés aux risques, notamment en raison d’une expérience moindre ou de conditions d’accueil parfois insuffisantes.
Des marges de progrès importantes
Lors de la précédente campagne menée en 2023 et 2024, l’inspection du travail avait constaté que plus de la moitié des entreprises contrôlées présentaient des manquements.
Ce constat souligne l’importance, pour toute entreprise utilisant des engins mobiles ou de levage, d’anticiper ces contrôles et de vérifier leur conformité en amont.
Comment ACS Prévention vous accompagne
Forte de son expertise dans les vérifications générales périodiques et la mise en conformité des équipements de levage dans le Grand Ouest, accompagne les entreprises dans la sécurisation de leurs équipes et la mise en conformité de leurs équipements avant le passage de l’inspection du travail.
Notre équipe réalise vos VGP, vous accompagne dans le suivi de vos vérifications et vous conseille sur les obligations documentaires susceptibles d’être contrôlées.
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